Et au fond, je me dis que plus je vieillis, plus le réel se double de sa copie, dans des livres, dans mes textes, dans des photos ou des films. Et si ça se trouve, je passe mon temps à me faire mon cinéma, je ne vis plus vraiment. C’est le malheur d’être un intellectuel, et simplement celui de l’époque, dans un monde où tous nos besoins peuvent être satisfaits sur le champ. Le fait de n’avoir jamais faim, jamais vraiment froid si vous vivez dans les Etats du Sud, et d’être relativement en bonne santé : on en oublie son corps, on n’est jamais blessé. La baise ? Je m’en passe de mieux en mieux. Et comme je ne fais pas de sport, je n’ai pas l’occasion de souffrir. Read more
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Tard dans la soirée, Martha est occupée dans leur bureau à taper un article, Cammy s’est retiré dans sa chambre pour retoucher ses photos, et avec Pete on reste sous l’auvent à fumer un cigare en évoquant le passé. Il me raconte ses pêches. Read more
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